Présenté par Jean-Philippe Garneau
Professeur, département histoire UQÀM
Ces actes permettent en effet d’obtenir des instantanés de la famille, de la parenté, voire de son entourage. Le plus souvent, ils concernent les enfants mineurs, dont il s’agit de protéger l’héritage, de même que leur tuteur ou tutrice (veuve). D’autres personnages apparaissent moins fréquemment, mais apportent un éclairage tout aussi intéressant : défunts sans héritier, absents (de la province), fils prodigue ou « aliéné » qu’il convient de pourvoir d’un représentant légal.
Ces documents, parfois très riches de renseignements, complètent les principaux événements de l’état civil rédigés par le curé ou son vicaire, les baptêmes, mariages et sépultures.
Cet atelier propose de lever un peu le voile sur les particularités d’une documentation parfois technique, mais néanmoins aisée à consulter. En mettant l’accent sur les 18e et 19e siècles, nous aborderons brièvement l’évolution et les transformations d’une pratique judiciaire ininterrompue depuis l’époque de la Nouvelle-France. À l’aide d’exemples variés, nous prendrons aussi le temps de mieux cerner les principaux enjeux pour les familles qui y avaient recours.
| Professeur, département d’histoire, UQÀM. |

Toutes